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Articles avec le tag ‘poterie berbère’

postheadericon La poterie berbère

La jeune femme berbère emploie les procédés ancestraux que le milieu familial lui a transmis.

Elle est appelée à utiliser, au cours de son travail quotidien, l’objet qu’elle a façonné; c’est pourquoi elle cherche à le rendre facile à manier, commode dans son emploi et néglige ce qui pourrait, dans sa gratuité, flatter le goût d’un client éventuel. Les vases, les amphores, es cruches, les plats et les assiettes sont façonnés de manière à tenir le meilleur compte de la capacité et des modes de préhension, de transfert, de station, de vidage, etc. L’ornementation, si elle n’est pas négligeable, passe en second plan.

La femme berbère n’utilise d’ailleurs que des couleurs sobres et des élément linéaires simples. Aussi est-ce de la forme de l’objet que vient la séduction qu’il opère incontestablement sur nous.


Ce qui nous charme se dégage d’une certaine pureté dans la facture, sans que s’y mêle le moindre élément intellectuel. Cette beauté prend sa source dans la conjonction harmonieuse de la matière et du but auquel elle est assujettie. Le galbe apparaît toujours parfait, agréable à voir, satisfaisant pour les yeux qui le contemplent comme pour les mains qui l’utilisent.

Le seul regret que nous inspirent ces ustensiles est leur extrême fragilité.


postheadericon La poterie et la céramique du Maroc

Poterie berbère

Au Maroc, des générations d’artisans se sont distingués dans ce qui est d’usage d’appeler les arts du feu : poterie, céramique, faïence. C’étaient de vrais artistes, mais le mot artiste ne figurait pas encore dans le vocabulaire traditionnel. Celui qui possédait son métier, au point de pouvoir se permettre d’innover, méritait l’appellation de maître-artisan (maâllem). Il appartenait à la coopération, symbole de continueté, mais non d’immobilisme.

Le maître-artisan se devait de perfectionner les notions acquises, de transmettre à ses diciples son savoir et ses tours de main. C’est aux compagnons qu’incombait par la suite le redoutable devoir de faire bénéficier leurs successeurs de leur savoir et des résultats des recherches de leur maître.

Ainsi se sont créées des traditions qui ont donné naissance, au cours des siècles, à des chefs-d’oeuvre, merveilles d’équilibre, de purté et d’harmonie. Des spécimens de cette céramique d’usage courant et de poteries rurales, conservés avec un soin jaloux, font l’orgueuil des musées du Maroc et de quelques collections privées. Ils ont rarement signés ou même datés.

La céramique citadine

Les chroniques, cependant, nous apprennent que l’art de la céramique, hérité de l’Espagne musulmane, était pratiqué au Maroc au XIe siècle. A l’époque almohade (XIIIe siècle), 180 ateliers de potiers et céramistes fonctionnaient à Fès. Pour éliminer les risques d’incendie et les inconvénients de la fumée que dégagent les fours, les ateliers ont toujours été installés à la périphésie de la ville, parfois même dans une zone extra-muros.

L’argile grise ou jaune fournit la matière première essentielle. L’objet, tourné et séché, est trempé dans un bain d’émaillage à base de plomb calciné, d’étain et de sable siliceux; le décor est exécuté au pinceau sur cet engobe. Une seconde cuisson fixe l’émail et vitrifie les couleurs : la céramique citadine, destinée à la clientèle, doit flatter son goût et attirer son regard.

La poterie berbère

La poterie rurale, dite berbère, a recours à des procédés techniques moins élaborés. Faites directement par l’utilisateur, elle satisfait en premier lieu à des nécessités pratiques.

La technique berbère n’a pas varié depuis des millénaires et ce n’est pas par hasard que la vue de ces poteries éveille des souvenirs qui, de l’époque prémy-cénienne, sont arrivés jusqu’à nous. La céramique citadine, plus récente, a été introduite au Maroc par les Arabes venant d’Orient ou d’Andalousie médiévale.