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postheadericon Le cuir marocain

Le cuir marocain a toujours joui d’une grande réputation. Le maroquin est connu et apprécié depuis le moyen Age. Il rivalisait , quant à la qualité, avec le cuir cordouan d’Andalousie et le boghari algérien. Le mouton et la chèvre, qui pullulaient dans le pays, fournissaient des peaux très recherchées aussi bien à la campagne qu’à la ville.

Peaux de mouton et peaux de chèvre faisaient vivre éleveurs des campagnes et artisans des villes. Les grosses peaux (bœufs, vaches et chameaux), malgré leurs nombreux défauts dus aux parasites et au manque de soin lors de l’écorchage des bêtes, subissaient les traitements nécessaires pour être utilisées dans les industries du harnachement et de la chaussure.

Dans chaque grade ville, des ateliers de tannage des peaux fines (mouton et chèvre) et des grosses peaux (bœuf, vachette et chameau) employaient une main-d’œuvre nombreuse et très spécialisée.

L’artisanat du cuir faisait un nombre important de corporations. Traditionnellement, les travailleurs du cuir produisaient des babouches diverses, des sacoches, des selles et des pièces de harnachement.

Parfois, on fabriquait aussi, dans certaines régions, des coussins et des tapis de table ronds, sur lesquels étaient servis les plats qui composaient le repas. Ces tapis ronds, souvent décorés de motifs excisés, étaient posés directement sur les tapis et les nattes ou s’asseyaient les convives. Même les groupes les plus éloignés des villes, qui ne disposaient ni des matières nécessaires au tannage, ni des connaissances suffisantes quant à sa technique, utilisaient les peaux de leurs bêtes pour les besoins quotidiens (outres pour le transport des liquides, barattage du lait, la conservations du beurre, etc; peaux nues, salées et séchées au soleil pour la fabrication de chaussures).

Les peaux de mouton et de chèvre, passées dans un bain d’alun, conservaient leurs poils et contribuaient au confort des logements les plus humbles.

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