L’art de la sellerie au Maroc

Quatre principales corporations utilisaient cuir et basane: les baboucgiers ou kharraza, les maroquiniers ou chkayrya, les selliers ou serraja et enfin les relieurs ou seffara. L’une des corporationsles plus importantes, et qui réunissait le travail de plus grand nombre de spécialistes, était sans aucun doute l’industrie du selles et harnachement du cheval.
La selle, au Maroc, atteint souvent au chef-d’oeuvre par la noblesse et la richesse des matières utilisées et pâr la qualité du travail. Une selle est l’oeuvre de nombreux artisans, hommes et femmes.
L’rçon de la selle constitue la carcasse en bois, le squelette de ce qui sera plus tard habillé de cuir, de soie brodée, ornementée de pasmenterie, de fils d’or et de paillettes. L’arçon repose sur plusieurs épaisseurs de feutre. Colliers, étrivières, franges sont fabriqués par les passementiers. Une ganse particulière, employée pour la culière, était la spécialité des artisans juifs.
Les gros cabochons qui prnent le poitrail sortaient des ateliers d »orfèvres spécialisés. Les forgerons et les nielleurs fabriquaient mors et étriers.
Les broderies au fil d’or rehaussant les selles occupaient une main-d’oeuvre féminine importante. Les femmes tressaint, à domicile, cordelettes de soie et ganses (sfifa).
Les commerçants qui commandent et vendent les selles sont appelés seqqatin. Le seqt ou harnachement comprend non seulement la selle et son tapis, mais encore les brides, les colliers, la chabraque, etc.
Les dessins des selles sont faits sur du cuir de mouton. Souvent, les broderies couvrent toute la surface, sans rien laisser voir du support. Il y a a eu à Fès un style ajouré, le glawi, qui revenait bien entendu moins cher que les modèles à broderies pleines.
Autrefois, seuls la soie naturelle et le fil d’or véritable étaient employés.