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Archive pour la catégorie ‘Babouches’

postheadericon Le cuir des babouches

Le tannage et le travail du cuir

A Fès, Marrakech ou Tétouan, le travail du cuir demeure l’une des activités artisanales les plus actives et les plus réputées. Dès le Moyen Äge, le cuir de Fès-le maroquin-rivalisait avec celui de Cordoue. Il fait toujours vivre d’importantes corporations.

Tanneurs, babouchiers, selliers, maroquiniers, relieurs approvisionnent les échoppes du souk en articles de bureau, porte-feuilles, ceintures, sacs à main, livres reliés, selles et harnais d’apparat. L’engouement des étrangers pour les babouches brodées ou les lampes en peau de chèvre aux formes sinueuses et peintes au henné a ravivé l’artisanat du cuir.

Avant de devenir ce cuir souple et imputrescible qui habille poufs, sacs brodés ou babouches, la peau subit mille tourments. Les peaux de mouton, de chèvre ou de vache sont débarrasées de leurs poils et de tout élément organique par trempage dans l’eau, avant de macérer près de trois semaines dans les bains de chaux. Rincées, elles sont ensuite piétinées par des ouvriers dans de l’eau mêlée à de la fiente de pigeon et parfaitement écharnées. Un délicat salage les raffermit sans pour autant ôter leur souplesse. Dans l’étape du tannage, les peaux sont placées dans des cuves appelées »foulons », emplies de tannants obtenus à partir d’écorce de grenadier ou de mimosa, ou encore de substances artificielles tel l’alun de chrome. Nourries d’une solution grasse, séchées, elles sont encore assouplies puis teintes avec des pigments naturels ou des colorants chimiques, et étendues à plat sur les terrasses des médinas.


postheadericon Babouches marocaines

Il était une fois la babouche

La babouche se fabrique au Maroc depuis des siècles. Les fabricants appliquent ce savoir faire ancestral à la réalisation des babouches. Les cuirs sont issus des tanneries de la Medina Boujloud à Fès, tout aussi anciennes. La babouche au Maroc se dit « belgha » et diffère d’une région à une autre par ses motifs et par sa forme, néanmoins elle reste la chaussure la plus portée car légère et pratique. 

Traditionnellement fabriquées en cuir de chèvre ou de mouton, elles étaient autrefois la chaussure de tous les jours par excellence. Aujourd’hui, seuls les anciens restent fidèles à la babouche délaissée par les jeunes générations au profit de la mode occidentale. Cependant, elle est toujours indispensable pour la parure des grandes occasions comme la célébration des mariages. Lors des fêtes religieuses, «le port du costume traditionnel est obligatoire» et à la djellaba s’ajoutent les indispensables babouches. 

La babouche est au centre de l’artisanat du cuir marocain car elle fait partie des objets les plus prisés des touristes en visite au Maroc; et Marrakech reste «la ville phare de production des babouches».  Lire la suite de cette entrée »