L’art du textile au Maroc
Le tissage a toujours tenu une place considérable parmi les arts traditionnels marocains. Dans les campagnes comme dans les villes, l’industrie des étoffes et les petits métiers qui s’y rattachent utilisent un effectif important.
Les tisserands ruraux se consacrent presque exclusivement aux tissus de laine, alors que dans les villes, les citadins produisent lainages, cotonnades et riches soieries. Dans les grandes villes anciennes où se maintient la tradition (Fès, Marrakech ou Tétouan), les corporations de tisserands comptent parmi les plus actives, en dépit de la concurrence des productions des usines modernes et des tissus d’importation.
Les matières premières utilisées, à la campagne comme à la ville, sont principalement la laine et le coton. La soie naturelle et artificielle, le coton mercerisé et fil d’or, qui viennent d’Europe et du Japon, servent aux artisans citadins pour la fabrication des tissus fins et des soieries de grand apparat.
La laine partage la faveur des citadins et des campagnards. Produit local, elle occupe une main d’oeuvre féminine nombreuse qui la lave, la nettoie, la blanchit, la carde ou la peigne à domicile pour finalement la transformer en fils de différents calibres.
La concurrence des filatures mécaniques est sévère, mais le filage traditionnel conserve encore des amateurs, en particulier les filés boutonnés, difficilement réalisables en usine. Certains articles e luxe font appel aux fils d’importation.
Source : La grande encyclopédie du Maroc
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