Les meilleurs articles du web sur l’artisanat marocain
Voici une sélection des meilleurs articles sur l’artisanat marocain de ce mois :
Le tapis marocains
Ce premier article évoque les tapis marocains, avec une vidéo à la clé :
La mode marocaine
La mode à la marocaine a une histoire que cet article raconte en partie :
Pourquoi le caftan est-il en vogue ?
Pour quoi le caftan marocain connait ce succès ? Des éléments de réponse dans cette article :
Sanaât Bladi
Cette émission de télé-réalité consacré à l’artisanat marocain sera prochainement diffusée sur la 2ème châine marocaine 2M :
Le caftan, encore lui !
Encore un article sur l’histoire du caftan et les raisons de son succès :
Tiznit, festival des bijoux en argent
Tiznit est la capital des bijoux en argent. Voici un article sur le 1er festival des bijoux organisé dans cette ville
Voyage au Maroc : Les septs villes incontournables
Tanger, la porte de l’Afrique
Carrefour des civilisations, au croisement de la Méditerranée et de l’océan Atlantique, « Tanger la blanche » est la porte d’entrée du continent africain.
Son cadre privilégié (océan, mer, montagnes, forêts et cultures), son climattempéré, ses monuments et ses musées ont séduit bien des Européens. Et quels Européens ! Eugène Delacroix, Henri Matisse, Jean Genet, Joseph Kessel, Samuel Beckett pour n’en citer que quelques-uns, ont vécu à Tanger.
Tanger est la ville d’Afrique la plus proche de l’Europe, elle a été longtemps convoitée pour sa position stratégique. Depuis sa fondation au IVe siècle avant J.C., Carthaginois, Romains, Phéniciens, Berbères, Vandales, Espagnols, Portugais, Français et Anglais se la sont âprement disputés.
Pour se souvenir de votre passage à Tanger, rien ne vaut un habit féminin traditionnel tangerois : chapeau en paille décoré de pompons, ou une toge « fouta », ce tissus blanc et rouge dont les tangeroises s’entourent.
Fès, capitale culturelle
Capitale historique du royaume, Fès est la plus ancienne des 4 villes impériales du Maroc. Son patrimoine culturel et architectural est considérable grâce à la préservation de ces nombreux monuments. Célèbre dans l’ensemble du monde musulman, Fès a longtemps rayonné sur les plans intellectuels et religieux. Pas étonnant d’y retrouver certains des plus beaux musées du Maroc. Lire la suite de cette entrée »
Tout savoir rapidement sur le henné
Origine du henné
Le henné est tiré des feuilles du Lawsonia inermis (al hinna en arabe). Connu au Maroc depuis des siècles, le henné est associé à toutes les manifestations de joie. La tradition attache au henné de grandes vertus, lui attribue une origine paradisiaque et un pouvoir bénéfique.
Utilisation du henné
L’utilisation du henné n’est pas exclusivement réservée aux femmes. Les hommes y recourent également pour affermir la plante de leurs pieds, et aussi pour teindre et entretenir leur barbe. Le henné est utilisé pour les soins et l’entretien des cheveux, pour la confection des masques de beauté, et pour l’application sur les mains et les pieds sous forme de dessins .
Où trouver le meilleur henné ?
Le henné provenant du Sahara marocain est le meilleur est le plus recherché.
Le cuir marocain
Le cuir marocain a toujours joui d’une grande réputation. Le maroquin est connu et apprécié depuis le moyen Age. Il rivalisait , quant à la qualité, avec le cuir cordouan d’Andalousie et le boghari algérien. Le mouton et la chèvre, qui pullulaient dans le pays, fournissaient des peaux très recherchées aussi bien à la campagne qu’à la ville.
Peaux de mouton et peaux de chèvre faisaient vivre éleveurs des campagnes et artisans des villes. Les grosses peaux (bœufs, vaches et chameaux), malgré leurs nombreux défauts dus aux parasites et au manque de soin lors de l’écorchage des bêtes, subissaient les traitements nécessaires pour être utilisées dans les industries du harnachement et de la chaussure.
Dans chaque grade ville, des ateliers de tannage des peaux fines (mouton et chèvre) et des grosses peaux (bœuf, vachette et chameau) employaient une main-d’œuvre nombreuse et très spécialisée.
L’artisanat du cuir faisait un nombre important de corporations. Traditionnellement, les travailleurs du cuir produisaient des babouches diverses, des sacoches, des selles et des pièces de harnachement.
Parfois, on fabriquait aussi, dans certaines régions, des coussins et des tapis de table ronds, sur lesquels étaient servis les plats qui composaient le repas. Ces tapis ronds, souvent décorés de motifs excisés, étaient posés directement sur les tapis et les nattes ou s’asseyaient les convives. Même les groupes les plus éloignés des villes, qui ne disposaient ni des matières nécessaires au tannage, ni des connaissances suffisantes quant à sa technique, utilisaient les peaux de leurs bêtes pour les besoins quotidiens (outres pour le transport des liquides, barattage du lait, la conservations du beurre, etc; peaux nues, salées et séchées au soleil pour la fabrication de chaussures).
Les peaux de mouton et de chèvre, passées dans un bain d’alun, conservaient leurs poils et contribuaient au confort des logements les plus humbles.
Mosquée Hassan II : La grande vitrine de l’artisanat marocain

Le plus haut édifice religieux du monde se trouve à Casablanca au Maroc. Il s’agit de la moqsuée Hassan II. Deuxième plus grand édifice juste après la mosquée de la Mecque. ce monument achevé en 1993 est le fruit d’un savant mélange entre artisanat traditionnel et hautes technologies. Située au nord de la ville, la mosquée fut érigée aux 2/3 sur l’océan… une sorte de mosquée sur pilotis, prouesse digne d’un monument de cette importance.
Cette mosquée est l’une des rares mosquées marocaines ouvertes aux non musulmans. L’entrée est très chère, comptez 100 dirhams par personne.Le minaret de la mosquée est le plus haut du monde et culmine à 200m, soit deux fois la hauteur de Notre Dame de Paris. Jamais un muezzin n’aura été plus près d’Allah de son vivant ! Au sommet du minaret, deux lasers d’une portée de 30 km sont en permanence dirigés vers la Mecque. L’édifice est vraiment titanesque ! Plus de 100 000 fidèles peuvent venir prier dont 25 000 à l’intérieur de la mosquée et 80 000 sur l’immense esplanade extérieure. Outre des proportions gigantesques, la mosquée Hassan II est une vitrine de l’artisanat marocain. Bien que l’architecte et le maître d’œuvre soient français, respectivement Michel Pinseau et Bouygues, la mosquée a été conçue avec le souci de mêler harmonieusement modernisme et architecture marocaine. Durant les 5 années de travaux, des dizaines de milliers d’artisans du pays ont collaboré activement. Les meilleurs ont exprimé leur talent dans la superbe décoration intérieure de la mosquée. Les fresques, zelliges, stucs vénitiens et bois de cèdre sculptés participent au prestige du monument.
Autre merveille, le toit de la mosquée repose sur une glissière. On peut donc ouvrir le toit de la mosquée par grande chaleur en quelques minutes. Par ailleurs, la mosquée comprend une bibliothèque, une école coranique, un musée et plusieurs salles de conférences. Enfin, cette splendide mosquée a été voulue par feu le roi Hassan II lui-même qui souhaitait montrer au monde entier le visage d’un Maroc moderne. Peut-être souhaitait-il également marquer l’histoire et s’assurer que son nom ne sombrerait pas dans l’oubli, à l’image de ses aïeux alaouites, reconnus comme de grands bâtisseurs. Quoi qu’il en soit, cette superbe mosquée donne à Casablanca une dimension spirituelle et artistique qu’elle n’avait pas auparavant.
Les tapis berbères
Dans la maison berbère ou sous la tente, le tapis joue un rôle fonctionnel autant qu’esthétique . On s’y assoit, on y dort. Il protège du froid les populations de l’Atlas et se transporte aisément à dos de dromadaire. A points noués, rustiques, ces tapis sont naturellement originaux. Les techniques de tissage type de nœud, franges, lisière, les dimensions choisies, les motifs et les couleurs définissent le lieu d’origine d’un tapis, voire la tribu à laquelle appartient la tisseuse. Car chaque région possède ses propres modèles. Le tissage est donc porteur de signes propres à la tribu et à sa créatrice, objet d’un rituel chargé de sens. Certains tapis recèlent clairement la marque de l’univers féminin, à travers la présence d’objets ménagers discrètement tissés au sein de la trame géométrique : ici, une théière, une marmite à pied ou un plat à tajine, là un marteau à casser le sucre,un samovar … Mais ces tapis, œuvres originales d’une ou de plusieurs tisseuses, ont tendance, au fil du temps, à perdre de leur contenu identitaire. Car même si le cadre de la tribu perdure en temps que référence, les métissages culturels inter-tribaux sont de plus en plus nombreux. En outre, jadis, le tapis tissé ne répondait qu’aux besoins spécifiques de la famille. Aujourd’hui, le tissage peut devenir source de revenus, les tapis étant vendus dans les souks, ce qui oblige la tisseuse à confectionner des tapis plus conformes à la demande du marché .
Les techniques de réalisation d’un tapis sont d’une grande simplicité. L’art du point noué lie la matière à la forme, autorisant une infinité de motifs. Les tapis, dont l’âme, naissent tous sur un métier vertical, permettant de réaliser de grandes largeurs. Lire la suite de cette entrée »
Marrakech, ville phare de l’artisanat marocain

Marrakech, ville des milles et une nuit. On la connait en tant que ville touristique de premier plan, mais c’est surtout une ville aux multiples facettes, dont son artisanat. Avec son histoire et ses traditions qui font d’elle une ville magique où les traditions sont fortement ancrées.
L’art traditionnel à Marrakech peut être classé en deux catégories : le citadin et le rural. l’art citadin est imprégné de traditions importées d’Orient ou encore de l’Espagne musulmane. l’influence orientale se voit notamment dans les tapis, les étoffes et les broderies alors que l’apport andalou se perçoit encore dans les arts de la céramique, du métal, du bois et du cuir. Les arts ruraux ou berbères ont un aspect plus « primitif ». Les objets ont souvent une fonction utilitaire : mobilier, outils, ustensiles, babouches indispensables à la vie quotidienne et quelques parures pour les fêtes de la communauté
L’artisanat à Marrakech prend ses racines dans les traditions. Chaque génération lui transmet une nouvelle créativité et l’élève au niveau des industries culturelles. Les artisans de Marrakech ne sont pas simplement les conservateurs d’un acquis culturel mais enrichissent et adaptent cet héritage aux besoins de la société contemporaine.
En effet, l’artisanat à Marrakech est bien riche et vivant. De même, Les produits de l’artisanat Marocain sont l’une des caractéristiques fondamentales de la vie quotidienne marocaine. Alors, Bienvenue dans un monde où la matière, abondante ou précieuse, n’attend que la main de l’artisan pour se révéler … Lire la suite de cette entrée »
Le costume marocain
Le costume marocain se présente sous des aspects différents selon les régions et, malgré quelques points communs, le vêtement citadin diffère de celui des campagnes.

Au cours des années passées, l’art vestimentaire marocain a subi une évolution parfois à peine perceptible dans les campagnes, mais frappante dans les villes. Jamais tel phénomène ne s’était produit dans l’histoire de ce pays, et surtout dans les laps de temps aussi bref. Phéniciens, Carthaginois, Romains, Juifs d’Orient et d’Espagne ont déferlé sur cette terre sans la marquer de traces indélébiles. Lire la suite de cette entrée »
La poterie et la céramique du Maroc
Au Maroc, des générations d’artisans se sont distingués dans ce qui est d’usage d’appeler les arts du feu : poterie, céramique, faïence. C’étaient de vrais artistes, mais le mot artiste ne figurait pas encore dans le vocabulaire traditionnel. Celui qui possédait son métier, au point de pouvoir se permettre d’innover, méritait l’appellation de maître-artisan (maâllem). Il appartenait à la coopération, symbole de continueté, mais non d’immobilisme.
Le maître-artisan se devait de perfectionner les notions acquises, de transmettre à ses diciples son savoir et ses tours de main. C’est aux compagnons qu’incombait par la suite le redoutable devoir de faire bénéficier leurs successeurs de leur savoir et des résultats des recherches de leur maître.
Ainsi se sont créées des traditions qui ont donné naissance, au cours des siècles, à des chefs-d’oeuvre, merveilles d’équilibre, de purté et d’harmonie. Des spécimens de cette céramique d’usage courant et de poteries rurales, conservés avec un soin jaloux, font l’orgueuil des musées du Maroc et de quelques collections privées. Ils ont rarement signés ou même datés.
La céramique citadine
Les chroniques, cependant, nous apprennent que l’art de la céramique, hérité de l’Espagne musulmane, était pratiqué au Maroc au XIe siècle. A l’époque almohade (XIIIe siècle), 180 ateliers de potiers et céramistes fonctionnaient à Fès. Pour éliminer les risques d’incendie et les inconvénients de la fumée que dégagent les fours, les ateliers ont toujours été installés à la périphésie de la ville, parfois même dans une zone extra-muros.
L’argile grise ou jaune fournit la matière première essentielle. L’objet, tourné et séché, est trempé dans un bain d’émaillage à base de plomb calciné, d’étain et de sable siliceux; le décor est exécuté au pinceau sur cet engobe. Une seconde cuisson fixe l’émail et vitrifie les couleurs : la céramique citadine, destinée à la clientèle, doit flatter son goût et attirer son regard.
La poterie berbère
La poterie rurale, dite berbère, a recours à des procédés techniques moins élaborés. Faites directement par l’utilisateur, elle satisfait en premier lieu à des nécessités pratiques.
La technique berbère n’a pas varié depuis des millénaires et ce n’est pas par hasard que la vue de ces poteries éveille des souvenirs qui, de l’époque prémy-cénienne, sont arrivés jusqu’à nous. La céramique citadine, plus récente, a été introduite au Maroc par les Arabes venant d’Orient ou d’Andalousie médiévale.
Les tapis de Rabat
La légende raconte qu’une cigogne ayant laissé choir au-dessus de la ville de rabat des fragments de tapis en provenance d’Orient, Les femmes les auraient rassemblés pour tenter d’en reproduire les motifs.
Ainsi serait né ce somptueux tapis à la laine rase et fine, imprégné d’influence arabes et orientales, apparu au Maroc au XVIIIe siècle. Ce tapis citadin déroule ses couleurs rouges brique ou vieux rose dans toutes les maisons bourgeoises. Plus sophistiqué que le tapis berbère qui reprend les motifs traditionnels des tatouages et du henné, le tapis de Rabat associe des éléments floraux, zoom-orphiques ou géométriques, originaires de Turquie. Un médaillon en losange ou en forme d’étoile ou de rosace trône au centre du tapis, encadré de bordures aux dimensions inégales.
Les motifs verts, rouges, noirs, blancs, jaunes, bleus ou orangés abondent, disposés selon une symétrie étudiée. Le tapis de Rabat reproduit dans son architecture le plan d’une maison traditionnelle avec son patio, sa fontaine centrale, ses salles et ses allées de jardin. Dans les ateliers de Rabat ou de Casablanca, ces tapis sont réalisés selon la technique du nœud de Ghiordé, qui passe entre deux filles de chaine puis autour, formant ainsi un élément du dessin.









